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Classement Patrimoine Mondial, nouvelle étape

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Le Moulin de Lastours, meilleure boulangerie de l'Aude

LE MOULIN DE LASTOURS A RELEVE LE DEFI SUR M6 : Valérie et Eddy Pfister ont participé à l'émission "Le meilleur boulanger de France 2015". Signalés à la production de M6 comme 5000 autres boulangers de France, Eddy et Valérie ont fait partie du casting des 72 professionnels retenus pour la 3ème saison. Un challenge relevé par le couple installé à Lastours depuis maintenant 11 ans, et dont la participation à l'émission a été diffusée jeudi 3 septembre au cours d'une semaine consacrée à la région Languedoc-Roussillon.


Le Moulin de Lastours - L'Indépendant 30/08/2015

A voir....

http://www.belcaire-pyrenees.com/article-les-4-chateaux-medievaux-de-lastours-haut-lieu-cathare-1ere-partie-70886693.html#anchorComment


Article La Dépêche du Midi

Le cinéma fait les yeux doux aux châteaux de Lastours. 
http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/26/2094311-denys-clabaut-une-bonne-bobine.html

Portrait

Cliquez pour agrandir l'image Archéologue médiéviste et directrice du chantier de fouilles de Lastours, Marie-Elise Gardel fait autorité dans son domaine. Rencontre avec une femme éprise de liberté et dont le parcours témoigne d'une belle constance.

Sous le carreau des lunettes, ses yeux clairs percent l'interlocuteur, quand tout à coup un franc sourire illumine son air opiniâtre. Marie-Elise Gardel n'est ni du genre manipulable, ni du genre à enfouir ce qui cloche. La liberté : elle y tient plus que tout. Creuser,chercher, questionner, exhumer, douter, comprendre, étayer : son chemin d'archéologue remonte aussi loin que ses souvenirs d'enfant. Une mère parisienne versée dans les lettres classiques (elle fut prof quarante ans au lycée Varsovie), un père audois maraîcher, les pieds et les mains dans la bonne terre le long du Béal : cette fille unique est née à Carcassonne sous une double influence des plus prometteuses. Le premier paysage qui a imprimé sa rétine est celui de la Cité, vue côté porte d'Aude, surgissant dans le vert tendre des courbes de la Barbacane. Et puis quand même, il y a le puissant massif de la Clape, Leucate et sa falaise échevelée où ses parents l'emmenaient en expédition. Elle avait 6 ans et déjà elle remplissait ses poches de bouts de céramique, de bris d'occupation ancienne. Comme on ramasse des coquillages, elle était à l'affût, jouant avec sa mère à décrypter dans ces vestiges modestes les traces du passé. Les fins de semaine, le trio grimpait dans les ronces à l'assaut des arêtes rocheuses et des châteaux cathares perchés dans le ciel.

L'archéologie aurait-elle à voir avec la nostalgie ? Que nenni ! Cette médiéviste qui s'intéresse aux humbles cherche dans le passé des clés. Des clés qui ouvrent les portes du présent. « L'archéologie a rapport avec le temps, la mort, la disparition mais aussi la vie. D'où je viens, où je vais ? Tout le monde est concerné par les questions fondamentales que pose l'archéologie », dit-elle.

Elle a commencé, jeune fille, par descendre dans les entrailles de la terre avec le club de spéléo audois. De fil en aiguille, elle glisse vers le paléolithique, sous la houlette de cette autre sommité audoise qu'est Dominique Sacchi. À cette époque, l'étudiante Gardel prépare une maîtrise de lettres classiques à Montpellier. En candidate libre, elle bûche l'histoire de l'art, se plonge dans la préhistoire, l'art roman. Et comble son temps libre avec l'apprentissage des fouilles. C'est à Dracy, lors d'un chantier école sous la direction de Jean-Marie Pesez qu'elle s'initie et s'intéresse aux « villages désertés du XIVe siècle » où elle fait aujourd'hui autorité. « L'archéologie médiévale était alors une science naissante et l'archéologie dite des humbles, aussi. Avec celle-ci, l'intérêt est porté sur la vie quotidienne du petit peuple et non pas des seigneurs ». Une voie royale depuis pour celle qui reconstitue la société des modestes du XIIIe siècle, sous le sceau de Cabaret. En 5e année, elle s'oriente définitivement vers l'histoire médiévale, décroche son doctorat avec un mémoire consacré au « Cabardès, économie et société au XIIIe et XIVe siècles ». Autour d'elle, bouillonne un bel élan associatif pour la découverte historique. Elle croise le chemin d'Anne Brenon, l'une des fondatrices du centre d'études cathares. En quête d'un travail, elle postule à la tête de l'Amicale laïque, en plein essor culturel. La liberté du cadre associatif lui sied à merveille : elle a 24 ans, se tourne vers la DRAC et obtient le feu vert pour démarrer des fouilles à Lastours. Une aventure humaine extraordinaire qui perdure encore. Archéologie pour enfants, chantier d'insertion, réappropriation de la population de son histoire, classe patrimoine, création d'emplois, sujet inépuisable de recherche pour chercheurs des quatre coins du monde… Lastours est une mine, un laboratoire à ciel ouvert, un éveilleur de conscience. Sa plus belle trouvaille ? « La nécropole wisigothique du VIe siècle, à Lastours. On ne s'y attendait pas », raconte-t-elle avec chaleur. Écho à ses débuts de spéléologue, la chercheuse s'immerge également dans l'habitat troglodytique audois. Et lorsqu'on rêve à voix haute de Platon et des ponts possibles entre ces générations d'ancêtres passés du ventre de la terre à ces maisons nichées sur le castrum, elle fronce le sourcil : pas de raccourci hâtif. Elle accumule des matériaux avec une redoutable précision scientifique ; l'heure n'est pas encore aux conclusions. Une vie entière de recherche n'y suffira peut-être pas. Pour nourrir l'imaginaire, elle a trouvé dans la photographie et le collage une façon artistique d'aborder son travail. Elle œuvre à une série qu'elle exposera un jour. Sinon, s'il y a une leçon à tirer du passé médiéval au regard d'aujourd'hui, c'est un appel à la vigilance. L'exclusion des pauvres, le rejet des étrangers, le flicage à tout va et autres faits politiques ultrasécuritaires érigés en nécessité : l'historienne qui s'en inquiète y voit surtout un retour au grégaire, aux pulsions, l'abrutissement des masses par le règne rampant de la peur. Toutes les conditions réunies, en somme, pour asservir l'être humain. S'il y a un parallèle à faire, c'est celui-là. Il n'existe qu'un moyen pour recouvrer la liberté et péter le carcan : la connaissance
https://www.ina.fr/video/I13184705
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